Le monde perdu de Jindrich Streit

(c) Jindrich Streit

En 1994, l’historien de l’art Jaromir Zemina a dit de Jindrich Streit qu’il "n’était pas un reporter, mais un chroniqueur qui, a la manière des anciens instituteurs, capte la vie de sa commune". Chroniqueur. Le mot évoque la lenteur et la patience, la persévérance et la précision. Autant de qualités que l’on peut attribuer au photographe Jindrich Streit. Pour prendre une bonne photo, il faut en effet savoir attendre, parfois longtemps, le bon moment, ou alors savoir réagir au quart de tour, a temps, quand une occasion se présente. C’est a partir des années 1970 qu’il se met a photographier de manière systématique cette région de Bruntal, un des témoignages les plus personnels, les plus profonds du visage de la Tchécoslovaquie et du quotidien tchécoslovaque sous le communisme. Celui que peu ont pu saisir. Celui des villages sous la collectivisation. Celui de ce monde des Sudètes, ou les habitants d’origine ont été remplacés par des familles venues des quatre coins du pays. Une région de déracinés dont Jindrich Streit imprime l’étrangeté sur ses cliches noir et blanc.

source: http://www.radio.cz/fr/article/98424

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7 réflexions sur “Le monde perdu de Jindrich Streit

  1. C’est superbe, et encore un que je ne connaissais pas, tu es une mine et je te remercie encore. J’imagine que la proximité vient de la pauvreté ici. Très beau, ce regard, je vais investiguer pour mieux le rencontrer.

  2. Ping: Jindřich Štreit | L'ombelico di Svesda

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