Le potentiel créateur de la nouveauté

Lucia Moholy, László Moholy-Nagy, 1925–26

 » Le potentiel créateur de la nouveauté, dit Moholy-Nagy, est souvent recouvert par les formes, les instruments ou les catégories anciennes, que l’apparition du nouveau rend déjà caduques, mais qui, sous sa pression même, produisent une dernière floraison euphorique. Ainsi, par exemple, la peinture futuriste (statique) nous livra une problématique clairement définie (qui s’annula elle-même plus tard) de la simultanéité cinétique, de la mise en forme du moment temporel, et cela à une époque où le cinéma existait déjà, sans avoir fait cependant l’objet d’une réflexion sérieuse. [...] Enfin on peut ­ avec prudence ­ considérer certains des peintres qui mettent aujourd’hui en oeuvre des moyens de représentation figuratifs (néoclassicisme et peintres de la Neue Sachlichkeit) comme les précurseurs d’un nouvel art optique figuratif qui n’utilisera bientôt plus que des moyens mécaniques et techniques. « 

Moholy-Nagy (1925), p. 22 (traduction adaptée de Catherine Wermester, p. 92) in Walter Benjamin , « Petite histoire de la photographie », Études photographiques, 1 | Novembre 1996

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