Ton Esprit s’est emmêlé à mon espnt, comme l’ambre s’allie au musc odorant.
Que l’on Te touche, on me touche; ainsi, Toi, c’est moi, plus de séparation.
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Je suis devenu Celui que j’aime, et Celui que j’aime est devenu moi ! Nous sommes deux esprits, infondus en un (seul) corps !
Aussi, me voir, c’est Le voir, et Le voir, c’est nous voir.
Diwan d’Al-Hallâj, poèmes traduits et présentés par Louis Massignon, éd. du Seuil, 1955
