Lee Friedlander

 Lee Friedlander

Lee Friedlander, USA, California, 1970

New York City. 1966. © Lee Friedlander, 2007

Galex, Virginia. 1962. © Lee Friedlander, 2007

California. 1997. © Lee Friedlander, 2007

« Lee Friedlander repère les étrangetés indéfinissables, et souvent très temporaires, des espaces urbains, comme des apparitions de signes éphémères d’une présence espiègle et incontrôlée. Il sait transformer un environnement familier en un cryptage dans lequel l’œil retrouvera des codes au second degré. Il traite des ambivalences d’espace, des difficultés d’interprétation visuelle, de la confusion optique et des similitudes d’indices formels (des poteaux verticaux, des enseignes, des feuillages) ; il orchestre les reflets des vitrines, les miroirs improvisés, les images en incrustation, les ombres métamorphosées par l’objet sur lequel elles se projettent (autoportraits). Lee Friedlander a modelé un visage imprévu de son pays – désarticulé en regard de la stabilité ancestrale vantée par Evans ou Abbott – et constitué petit à petit le lexique du rêve américain, fait d’apparitions télévisées, de miroirs inconstants, de lumières clignotantes ou d’autoroutes désertes. Il offre une ouverture inconditionnelle et médusée aux imprévus du regard. (…) »

(c) Michel Frizot, Photo Poche, Centre National de la Photographie, 1989