Beauté éphémère

bill-brandt Nude, Campden Hill, London, 1949

© Bill Brandt Nude, Campden Hill, London, 1949

 » Je voudrais aujourd’hui que l’herbe fût blanche pour fouler l’évidence de vous voir souffrir : je ne regarderais pas sous votre main si jeune la forme dure, sans crépi de la mort. Un jour discrétionnaire, d’autres pourtant moins avides que moi, retireront votre chemise de toile, occuperont vôtre alcôve. Mais ils oublieront en partant de noyer la veilleuse et un peu d’huile se répandra par le poignard de la flamme sur l’impossible solution.  »

© René Char, Madeleine à la veilleuse, in Fureur et mystère, La Fontaine narrative, 1948