Le fantôme du mort

© Félix Nadar Victor Hugo sur son lit de mort

« L’émanation qui se détache du corps à l’heure du décès que certains considèrent comme le fantôme du mort, qui conserve vaguement la forme de l’être disparu, mais devient de plus en plus immatériel jusqu’au moment où il se résorbe dans le néant final. Alors sans doute l’âme disparaît pour toujours, si l’on oublie ses échos, ses fragments qui persistent encore, mais pour combien de temps, dans l’âme des autres, de ceux qui connurent, haïrent, aimèrent l’être disparu. »

Ernesto Sabato