Steichen, le controversé

Edward Steichen, Sunburn, 1925

anna-may-wong_-edward-steichen-vanity-fair-1931Steichen Anna May Wong, 1930

2745402760_e2a6a6e72f_bSteichen, Greta Garbo, 1928

EDWARD STEICHEN, Merle Oberon c1935

Edward Steichen, Dana 1923

0_905ff_6b6a7bd8_XXLEdward Steichen – Marlene Deitrich, 1931

Edward Steichen, Lilyan Tashman Beach Party, Hollywood, 1931

Né au Luxembourg, Steichen commença à faire des photographies dans le Michigan dès l’âge de 16 ans en 1895, une période durant laquelle il subit l’influence des Impressionnistes. Ayant découvert Rodin, il vint au début du XXe siècle à Paris réaliser des clichés des oeuvres de cet artiste ainsi que des scènes citadines et des portraits d’hommes en vue, notamment George Bernard Shaw, Matisse ou Richard Strauss.

Après 1915, Steichen délaissa les prises de vues romantiques pour  aller vers le purisme en photographiant des fleurs, des fruits ou des objets. Ce fut alors qu’ en compagnie d’Alfred Stieglitz il prit une part importante dans le développement de l’avant-gardisme aux Etats-Unis en publiant « Camera Work », la première revue consacrée à la photographie et en favorisant les échanges avec les artistes européens.

Après la Première Guerre Mondiale, Steichen céda à sa lubie de de faire pousser des fleurs inconnues jusqu’àlors en s’installant un temps en France avant d’être appelé par le groupe Condé Nast, éditeur des magazines « Vanity Fair » et « Vogue », pour être son photographe en chef, ce qui lui donna l’occasion de se faire connaître du grand public.
Il réalisa alors des portraits de vedettes de cinéma et de starlettes, ainsi que des photos de mode très prisées, ce qui l’amena à être critiqué par ses confrères qui l’accusèrent de produire des clichés avant tout commerciaux.

Devenu directeur du département photographique du Museum of Modern Art de New York en 1947, Steichen y organisa quelques expositions de ses oeuvres, notamment celle intitulée « The Family of man » en 1953, qui le firent revenir en grâce.